Mercredi 14 novembre 2007 3 14 /11 /Nov /2007 10:03
informatique.jpg L’avènement des offres publicitaires sur Internet ont détourné les annonceurs du support de presse informatique lui préférant les forts potentiels offerts par le Web. Parallèlement, l’offre de contenu sur la toile et les téléchargements de logiciels gratuits ont entraîné une désaffection du lectorat dont les conséquences se sont immédiatement faits sentir. La diffusion de la presse informatique a diminué de près de 50% en l’espace de 10 ans (OJD)
Depuis lors, annonceurs, groupes de presse et éditeurs de sites se renvoient les responsabilités car les désaffections sont réelles. L’année 2007 a été marquée par un important mouvement de concentration et de disparition dans le secteur de la presse informatique. Le rachat du groupe Tests par NextRadio (BFM, BFM TV, RMC …) a conduit à la cessation de plusieurs publications : Décision informatique, Décision Distribution, 01 Réseaux, 01 DSI et Univers Mac. Parallèlement, Volnay Publications, devant faire face à un plan social, a suspendu les titres PC Direct et Computer Reseller News. Enfin, le groupe International Data Group, implanté en France depuis 1981, a cessé ses activités dans l’hexagone entraînant la suspension de CSO, Le Monde informatique, Distributique et Réseaux & Télécom.
En six mois, 11 publications de presse informatique ont cessé leur parution.
Et si pour une fois, à défaut de chercher un responsable, on trouvait un sauveur.
Les premières victimes de la disparition progressive des titres de presse informatique sont en effet les titres eux-mêmes et, par voix de conséquences, les journalistes (et emplois annexes), les groupes de presse et l’information professionnelle informatique dans sa globalité. Il est toutefois une victime (et non des moindres) que l’on a omis : les décideurs informatiques.
Au sein de ma société, nous avons pu constater que le volume de retombées des annonceurs du secteur informatique avait légèrement chuter au cours de l’année 2007. Cette légère désaffection constatée, va devenir en 2008 une véritable catastrophe pour des sociétés qui ont toujours pris soin de communiquer sur leurs activités et leurs actualités. Mais voilà, dorénavant il faudra compter avec 11 supports de presse en moins, et pas des moindres.
C’est pourquoi, nous avons pris soin d’alerter nos clients pour leur permettre de dépasser les difficultés qu’ils vont être amenés à rencontrer. Nous leur avons par exemple suggéré de diversifier leurs supports cibles, tout en restant présents sur la toile.
Car un phénomène nouveau va se produire : face à la diminution de presse susceptible de communiquer sur leur actualité, certains supports vont être noyés par leur information (presse quotidienne nationale notamment). Afin d’endiguer le phénomène, cette actualité se développera sur le Web tant (convergence oblige) le support papier n’aura pas de place pour en rendre compte. Parallèlement, si la presse professionnelle informatique a connu cette désaffection, la presse grand public Informatique et High-Tech se porte bien. En effet, cette presse qui rend compte de l’actualité des produits informatique, constitue pour les lecteurs « un moyen efficace de s’informer sur les produits ou sur les marques » (deux tiers des individus interrogés dans le cadre de l’enquête OpinionWay/Argus de la presse, consacrée à « L’influence de la presse écrite dans les comportements d’achat »). De cette manière, en soulignant leur présence tout en continuant à construire un lien avec les lecteurs, les décideurs informatiques parviendront à créer un besoin dans ce domaine d’information (en rendant compte de leur actualité institutionnelle mais également produits). L’offre rééquilibrant la demande (ou inversement), la presse professionnelle informatique retrouvera l’intérêt des annonceurs et parviendra à dépasser ce que certains appellent déjà « la bulle publicitaire du Web » (on se souvient de ses effets dans les années 90)
Personne ne peut prétendre de l’advenir de la publicité sur le Web mais les études actuelles ne cessent de nous démontrer l’efficacité qualitative de la presse.
Alors messieurs les décideurs informatiques, continuer de communiquer dans la presse magazine (qui compte en France une moyenne de 4,5 lecteurs), exploiter le potentiel de « la marque de presse » et vous deviendrez les responsables du devenir de la presse de votre secteur.
Par Leila
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Mardi 6 novembre 2007 2 06 /11 /Nov /2007 12:28

800px-Web-2.0-Map.svg.png La récente étude publiée par TNS Sofres et intitulée « Marques et Web 2.0 : mythes et réalités » apporte un éclairage supplémentaire sur la nature des rapports entre les internautes et le Web 2.0. Cette étude montre en effet dans quelles mesures l’avènement du Web 2.0, avec l’ensemble de ses contenus interactifs, l’amélioration du dynamisme des sites et l’attraction croissante pour les blogs ou les sites communautaires, répond aux exigences de l’internaute consommateur.
 
Identification de l’internaute du Web 2.0
Nous apprenons dans un premier temps que si 62% de la population française s’est déjà connectée à Internet, 92% d’entre eux le font depuis leur domicile. Cet usage personnel d’Internet est d’autant plus ancrée, qu’en terme de valeur, le Web est considéré comme plus important dans la vie personnelle (7,7/10) que dans la vie professionnelle (5,3/10).
Nous observons également que pour 80% des internautes, le Web 2.0 est avant tout une source d’information. Seuls 23% d’entre eux le considèrent comme un espace d’amusement ou un marché fait pour acheter où vendre. Cette volonté de s’informer s’illustre, par ailleurs, par les 4,3 supports du Web 2.0 consultés, en moyenne par les internautes. A noter qu’un Français lit en moyenne 6,8 supports de presse magazine.
Contrairement à ce qui pouvait être craint, le Web 2.0 n’a crée nulle inégalité. Au contraire, l’étude démontre que l‘apparition du Web 2.0 n’a nécessité aucune expertise de la part des usagers. En effet, la répartition de la population internaute reste inchangée entre les usagers récents (ceux de moins de 2 ans) et les plus anciens, et ce quel que soit l’usage qu’il soit fait d’Internet (à savoir l’internaute, l’utilisateur du Web 2.0 ou le contributeur du Web 2.0). Cette inexistence d’inégalité se confirme également sur la répartition par tranche d’âge, démontrant également que le Web 2.0 n’a pas été perçu comme l’outil privilégié des jeunes générations.
 
Usage du Web 2.0
En terme de participation, on constate que 55% des internautes interviennent assidûment ou régulièrement sur un support. Il s’agit pour 66% d’entre eux d’une intervention ayant lieu dans un Forum et 57% dans un chat. Ce désir de s’exprimer (68%) ne fournit pas forcément de valeur à la contribution. Ce qui nous permet d’affiner l’analyse déjà produite en septembre par Mediametie//NetRatings et consacrée au baromètre annuel des comportements d’achats multi-canaux. Il en ressortait que 61% des internautes déclaraient avoir consulté un site de e-commerce, au cours de 6 derniers mois, avant d’effectuer leur achat en magasin. La question restait toutefois posée : quelles sites ? et de quelles manières ?
 
Valeurs des contenus du Web 2.0
En terme de visites, nous observons que les sites les plus fréquentés (au cours des 12 derniers mois) sont à 77% des sites de marques ou de produits. Les blogs et Forums arrivent respectivement à la 2e (58%) et 3e (47%) place. Toutefois, lorsqu’il s’agit de préparer un achat, les internautes visitent en premiers (90%) un site marchand, un site comparateurs de prix (57%) et un site de marques (44%). Raisons pour lesquelles, la moitié d’entre eux attendent de la transparence dans le discours de la marque.
L’étude de TNS Sofres nous permet aussi d’affirmer qu’en terme de prescription, les blogs, sites communautaires, Forums et Chats, ne sont pas les plus influents.
En effet, la confiance accordée aux sources d’information est plus grande sur les sites d’actualité (7,3/10) et les sites d’experts (7,2/10) que sur les forums ou les blogs, qui arrivent bon derniers avec une confiance respective de 6,1/10 et 4,5/10.
 

Ainsi, dès lors qu’il s’agit d’analyser la médiatisation d’une marque, il conviendra de noter que l’impact des blogs et des forums restent moindres par rapport au site de la marque lui-même. Dans une stratégie globale de communication, la marque prendra soin « d’informer complètement le public sur ce qu’il fait », dans des sites d’actualité ou des sites d’expert. Car si le Web 2.0 est un outil d’information pour l’internaute consommateur, il permet à la marque de « prendre parole sur la toile en tant qu’expert ».

Par Leila - Publié dans : Web
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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /Nov /2007 15:39
Ipsos Media vient de publier la 9e Edition de l’étude consacrée à l’audience de 91 titres de presse et à la fréquentation de 39 chaînes de télévision, de 30 stations de radio et de 67 sites Web auprès des 8% des français les plus fortunés.
 
 
 
Portrait robot
Ipsos Media s’est intéressé au 8% de la population vivant dans des foyers aux revenus les plus élevés. Ces plus de 3 millions d’individus, âgés de plus 18 ans, bénéficient au sein de leur foyer d’un revenu annuel d’au moins 58 000 euros nets imposables. Notons, que 2% d’entre eux ont des revenus annuels supérieurs à 90 000 euros.
Nous constatons, dans un premier temps, qu’il s’agit d’une population plus masculine que la moyenne française (51% vs 48%), âgée de 35 à 64 ans, plus active (68% vs 56%), résidant davantage en Ile de France (36% vs 19%) et vivant dans un foyer de taille plus importante (4 personnes et plus : 49% vs 29%)
 
Luxe
Les hauts revenus ont en commun un pouvoir d’achat élevé mais ne constituent pas pour autant un groupe homogène. A cet effet, Ipsos Media a souhaité identifier, parmi la multiplicités des traits qui les caractérisent, deux types de cibles :
Les premiers sont nommés les Frenetics Consummers (7% des hauts revenus) : ils sont identifiés par un besoin viscéral de dépenser, sans jamais se fixer de budget, l’argent étant un moyen de satisfaire toutes leurs envies. Ils sont les plus gros consommateurs de presse et d’internet par rapport à l’ensemble des hauts revenus.
Les seconds correspondent aux Luxury addict (12%) : ils se rassemblent autour d’une certaine idée du luxe et partagent une affinité particulière avec les marques. Ils sont sur-consommateurs de presse et de télévision.
La consommation des médias
Si, dans l’ensemble, les hauts revenus consomment beaucoup de médias, leur consommation demeure cependant inférieure aux moyennes françaises.
En effet, si 74% d’entre eux écoutent très régulièrement (tous les jours ou presque) la radio, la moyenne française s’élève à 83,8%. De même pour la télévision : ils sont 71% à l’écouter très régulièrement contre 82%, en moyenne, en France.
Toutefois, l’Internet creuse l’écart entre les hauts revenus et les Français. Si 74% des hauts revenus se connectent au moins une fois par jour à Internet (tous lieux), les français ne sont que 33% à le faire aussi régulièrement. L’étude des achats sur Internet conforte ce constat : 70% des hauts revenus ont effectué au moins un achat sur Internet au cours des 6 derniers mois, alors que seulement 36,8% de la population française déclarent le faire.
 
L’audience de la presse
Publiée tous les deux ans, l’étude de la France des Hauts Revenus permet de dessiner l’évolution de l’audience des 91 titres soumis à l’enquête. Globalement, on constate entre 2005 et 2007 une augmentation de 1,8% du nombre de lecteurs.
En presse quotidienne, La Croix est le seul titre ayant bénéficié d’une augmentation de son audience (+22,4%), alors que Les Echos accuse une perte de 18,6% et Le Figaro de 17,1%. Les autres quotidiens obtiennent une audience à peu près stable.
En presse magazine, on observe un fort lectorat de la presse féminine-décoration : l’audience des titres dépassent les 400 000 lecteurs avec une croissance comprise entre 5 et 10% entre 2005 et 2007. La presse d’information est la deuxième famille de presse bénéficiant de l’intérêt des hauts revenus, leurs audiences dépassant les 600 000 lecteurs avec une augmentation notable depuis 2005. Un titre comme Le Point parvient même à réunir 611 000 lecteurs avec une progression de 28,4%, par rapport à 2005.
 
L’audience de l’audiovisuel et du web
La répartition de l’audience en audiovisuel est, auprès des hauts Revenus, à peu près semblable à celle de la population française.
En radio, Europe 1, France Inter et RTL prennent la tête des audiences. En télévision, les meilleurs performances reviennent à TF1, France 2 et France 3. A noter que Arte est bien placée auprès des hauts revenus (12,8%) alors que Médiamétrie lui attribue moins de 4% de part d’audience.
L’étude 2007 révèle également que Google est le premier site fréquentée par les hauts Revenus. En consummer, fnac.com et voyages-sncf.com prennent la première place.
 
 
L’édition 2007 de la France des Hauts Revenus sera probablement la dernière réalisée. Les récentes conclusions du Groupe de Travail qui s’était penché sur la « crise de la presse » (« La presse quotidienne d’information : chronique d’une mort annoncée ? », Rapporteur Louis de Broissia) recommandaient, entre autres, la création d’un Médiamétrie de la Presse. En réaction, Audipresse vient tout juste de soumettre « aux neuf instituts français un appel d’offres pour la réalisation d’une nouvelle étude sur l’audience de la presse chez les CSP+ ». Il est vrai qu’à la lecture de l’étude réalisée par Ipsos Média, certains aménagements devraient être apportés à l’enquête : la signalétique des interviewés, les supports soumis à enquête (il n’y a que 91 supports de presse dans les Hauts Revenus), la trop grande place accordée au Luxe. L’idéal étant certainement de fusionner les résultats obtenus par la France des Hauts Revenus et les résultats de La France des Cadres Actifs, autre étude réalisée par Ipsos Media.
Par Leila - Publié dans : Etude
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Samedi 3 novembre 2007 6 03 /11 /Nov /2007 17:46
149827.jpg Les temps sont dûrs pour France Télévision. Tout commence avec la désaffection de son audience ... en dessous de la barre fatidique des 18 parts d'audience, pendant qu'à l'inverse, du côté du privé (sic), TF1 explose les compteurs. Au point que l'échec de la série L'hôpital n'est plus qu'un lointain souvenir.
Et maintenant, le Président de notre Principauté n'éhsite pas à rendre officielle une rencontre non-officielle du Président de France Télévision, Patrick de Carolis, lors de
sa visite en Corse, ne manquant pas de rappeler qu'il est et demeure le Président de France Télévision ... jusqu'en 2010.
Entre grandes annonces et coups médiatiques, il faut avouer que Christine Albanel se retrouve confrontée à un vaste problème. Et pas des moindres puisqu'il s'agit pour elle de restaurer l'idée d'un service public ... audiovisuel. Alors que le dernier sondage de Télérama (consacré aux Français et à la Télévision) révélait que France 2 ou même France 3 étaient loin d'être considérées comme des chaînes du service public ...  on découvre que TF1 leur vole à nouveau la première place. Un comble vous pensez. Pas si sûr !
L'époque ne me contredira pas mais la notion de service public est semble-t-il complètement écornée. Et lorsqu'il s'agit d'audiovisuel, le téléspectateur ne manque pas de rappeler qu'il fait ce qu'il veut et que surtout il est le ROI (return on Investment ... please) 
L'évènement de TNT a, il est vrai, un peu bousculé l'offre en la matière. Mais service public oblige, d'autant qu'en 2011, ce sera la fin de l'analogique.
Alors c'est quoi le problème avec France Télévision ?
En vrac, je dirais le manque de cohérence entre l'ensemble de ses chaînes et je ne serais pas étonnée de voir d'ici la fin de l'année le PDA de France 3 dépasser celui de France 2. Parce que même si historiquement les deux chaînes semblent clairement ciblées, dans les faits la qualité reviendra à la troisième chaîne.  Il y a le problème des journaux d'informations ... l'habituel téléspectateur de Pujadas commençant à lui préférer PPDA (navrée mais j'en suis depuis maintenant plus d 5 ans, ce qui ne m'emtêche pas de zapper à 20h40). Il y a le déficit de créations audiovisuelles auxquelles France Télévision nous avait habitué, au point que TF1, jouant certainement de provocation, n'hésite pas à programmer, durant les vacances de la Toussaint, le tant couteux et attendu Ali Baba. Et il y a plus profondemment ou plus viscéralement, le problème de la redevance que nous payons tous pour des chaînes qui ne nous satisfont pas et que nous regardons à peine. La coupure pub supplémentaire ? un scandale si l'on observe à minima les revenus acquis de la redevance.
Car non, Monsieur de Carolis, la désaffection de France Télévision ne résulte pas d'un déficit de budget ! Non, Monsieur de Carolis, ce n'est pas seulement la faute aux chaînes de la TNT (faut pas abuser non plus : elles ne récoltent pas plus de 6 % de PDA)
C'est peut être juste que la notion de service public ne doit plus être observée d'un point de vue strictement administratif ou même réglementaire. Il s'agit peut être juste à cet instant de demander aux téléspectateurs français ce que signifie pour eux "Service Public" et d'admettre que sur le sujet : c'est encore eux qui décident (en dépit des surprises que l'on peut avoir par la suite)
Parce qu'en fait, ce service que l'on dit public, reste destiné aux Français, et que (je sais ce que je dis là est horrible mais c'est la dure réalité du PAF !) ces derniers pensent que TF1 est actuellement le plus apte à le leur offrir.
Alors le service est pour qui ?
Par Leila - Publié dans : Télévision
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Mercredi 31 octobre 2007 3 31 /10 /Oct /2007 10:06
vitrine.jpg Bon je sais, ce n’est pas bien : je n’ai pas fait de post depuis plus d’une semaine. Toutefois, on ne m’en voudra pas de me remettre d’une bronchite carabinée, suivie (parce que je ne fais pas les choses à moitié) d’une bonne rhinopharyngite …
En dépit de cette désaffection, mon cerveau a continué de fonctionner mais, point n’en faut, il m’était impossible de m’exprimer.
Et pourtant que de choses intéressantes observées : la médiatisation du Grenelle de l’Environnement, l’analyse de cette médiatisation par Ina’stat ou encore L’Argus de la Presse, le retour du 18% de PDA pour France 2, la bévue du président de notre principauté auprès de journalistes de CBS, le Stratégies consacré au Web 2.0 (le 2e , de souvenir de chargée de la connaissance média), la fiesta Iphone organisée par Pourquoitucours (à laquelle je ne suis pas allée … je vous dis que j’étais … et suis encore malade !), les propos de Christine Albanel, Ministre de la Communication de notre principauté, concernant les réformes nécessaires de l’audiovisuel français, Ali baba … oui ! Ali Baba qui explose les scores d’audience alors que, excusez du peu, le téléfilm d’un montant de 10millions d’euros était prévu pour Noël ( ?), la sortie du dernier opus d’Harry Potter qui fait se demander à Libération si « Harry Potter est de gauche » (personnellement j’adore … même si j’ai moins aimé la série d’éternuements et de toux qui ont suivi mon fou rire de dix minutes) … et puis quoi encore ? hum … Ah si ! la super performance de Lyon face à Stuttgart (oui là je reconnais je suis sortie de mon lit mais on est Lyonnais ou on ne l’est pas) et qui a dû faire regretter à TF1 de préférer le piteux match de Marseille, la bataille de Canal+ et de la Ligue de football concernant les droits du foot car selon Rodolphe Bellmer, directeur général de la chaîne cryptée, il y aurait désaffection de l’audience (pas dit avec un Benzema Zidanesque), la dernière étude de Ipsos Media consacré aux Hauts Revenus (8% de la population française âgée de plus de 18 ans et vivant dans un foyer dont les revenus nets imposables s’élèvent à plus 58 0000 euros s’il vous plaît !) qui décide pour cette 9e édition de questionner sur « le luxe et la consommation des médias » en définissant par ce biais 2 cibles distinctes : les Luxury addict (12% des hauts revenus) et les Frenetics Consummers (7%) … personnellement je me sens concernée par les deux … ceci m’amenant à évoquer les salariés des Echos qui ont décidé de rencontrer Marc Ladreit de Lacharrière, président du groupe Fimalac, alors que la candidature de ce dernier n’avait pas été retenue par le groupe Pearson … et ce merveilleux livre de Vincent Delecroix intitulé « la chaussure sur le toit », ou encore la délicatesse d’Emmanuelle Devos dans « Deux vies … plus une » transcendante de justesse (je reconnais que je n’ai pas fait que rester en pyjama suant de fièvre, à baver sur mon oreiller parce que je n’arrivais pas à respirer … suivant à la lettre les conseils du médecin : « m’aérer ! »)
Mais cette richesse me laisse sans voix face à un phénomène inédit et bien étrange selon moi.
Le peu de cerveau disponible dont je dispose actuellement (sic) me fait constater que contrairement aux années précédentes, il n’y a actuellement nulle promotion sur le segment d’Halloween ! Non pas que je sois fan .. ce n’est pas l’objet de cette réflexion, mais je suis un peu déphasée parce qu’en cette veille de 1er novembre (fête des morts), lorsque je rentre dans une petite, moyenne ou grande surface (quel que puisse être la distribution), je ne me trouve pas immergée dans une décoration pseudo kitch sur le thème du fantôme, de Dracula, de sorcières ou je ne sais quoi, auxquels on m’avait habitué ! Depuis 10 ans, médias (à l’image d’Arte nous programmant généralement une théma spéciale, quelle que puisse en être la date) ou annonceurs (comme Orange par exemple qui n’a jamais manqué de profiter de l’association colorimétrique … sic) Halloween rythmait notre consommation médias et produits sur lesquels se fondait selon moi le fameux agenda consumer : Noël, les soldes, la Saint valentin, Pâques, le Printemps, l’horaire d’été, les vacances, la rentrée, l’été indien et, non DE DIEU : Halloween ! et la boucle était bouclée !
Mais nous voilà face à ce regrettable constat : le dérèglement climatique porte également préjudice à nos habitudes de consommateurs.
Nous reste plus qu’à attendre le Grenelle de l’audiovisuel pour y remédier …. Atchoum !
… pardon, je n’ai pas pu le contrôler ;o)
 
 
PS : il meurt ou pas Harry Potter dans le dernier ? ne l’ayant pas lu (attendant sûrement la période de Noël, vu qu’on m’a amputé de celle de Halloween)
Par Leila - Publié dans : Etude
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Vendredi 19 octobre 2007 5 19 /10 /Oct /2007 13:51
images-blog.jpg Le magazine Télérama publie chaque année, à l’occasion de la rentrée de septembre, un sondage sur la perception du petit écran par les français de plus de 18 ans. Même si le sondage a écarté une tranche non négligeable de la population (les 4-18 ans que Médiamétrie intègre pourtant dans ses mesures d’audience), il est intéressant d’analyser ce sondage à la lumière des récents évènements du PAF et des derniers résultats Médiamétrie.
 
Tout d’abord, nous apprenons que si la population française de 15 ans et plus, passent en moyenne 3h32 devant un écran de télévision (Médiamétrie, septembre 2007), seulement 54% des français se disent globalement satisfaits des programmes qu’ils regardent. Pis encore, si l’on considère la typologie des Français face à la télévision, on découvre que seulement 32% d’entre eux se disent « comblés » par les programmes télévisés : ils sont satisfaits par les programmes et trouvent leur niveau meilleur qu’avant.
La population française occupe 1/5 de ses journées devant la télévision alors que plus de deux tiers d’entre eux ne la trouvent pas essentielle. En effet, la répartition par typologie indique que 20% n’apprécient pas la télévision mais se font une raison, 33% trouvent qu’elle se dégrade et 11% considère que son niveau est encore insuffisant.
En germe, la notion de passivité du téléspectateur devant le petit écran reste présente.
 
Dans un second temps, on constate que le classement des chaînes correspondants le plus aux attentes des téléspectateurs est semblable, à une chaîne près, aux parts d’audience mesurées par Médiamétrie. En effet, TF1 qui arrive en tête des chaînes correspondant le plus aux attentes (23%) est également la chaîne la plus regardée (31% de PDA sur septembre). De même, l’écart observé entre TF1 et les autres chaînes dans le classement des attentes est aussi considérable que celui observé dans le Mediamat (plus de 10 points). Les autres chaînes se massent loin derrière dans l’un et l’autre baromètre. Avec une différence de taille toutefois. En effet, dans le classement Télérama sur la satisfaction des chaînes, Arte arrive en seconde position à 13%, alors que Mediamétrie ne lui octroie que 3,2% de PDA. Ceci justifiant certainement, le récent mécontentement exprimé par la chaîne qui se disait désavantagée par la société de mesure : « Médiamétrie mélange des horaires où la chaîne n'est pas accessible à tous les téléspectateurs et d'autres horaires où elle peut être vue par l'ensemble du public ».
Parallèlement, le baromètre des attentes des chaînes révèlent que les « autres chaînes » (identifiées chaînes du câbles/satellite et TNT) gagnent 3 points par rapport à 2006 (au détriment de TF1, Arte et M6), confirmant la tendance qui se dessine actuellement dans le Mediamat. A savoir, que les téléspectateurs se tournent davantage vers les autres chaînes : les « autres TV » ont gagné entre septembre 2006 et septembre 2007, 4,5 points de parts d’audience.
Enfin, France 2 qui a perdu, en un an, 2 points d’audience, gagne pourtant 1 point dans le classement des chaînes correspondant le plus aux attentes personnelles. Aussi, les actuelles difficultés de la chaîne publique ne sont pas à mettre sur le compte de son identité et ni sur celui de l’émergence des chaînes de la TNT. La réflexion doit certainement porter sur les récents choix des programmes et de leur qualité.
 
La notion de Service Public dans les programmes télévisés, telle qu’elle est exprimée par les Français, jette un trouble. En effet, à la question « quelle chaîne incarne, selon vous, le mieux le service public », 29% des personnes interrogées répondent TF1, devant les chaînes publiques France 2 (24%) et France 3 (22%). De même cette notion de service public n’est semble-t-il, pour les Français, pas à rapprocher des notions de culture et d’enseignement. En effet, ils ne sont que 7% à penser que Arte incarne le service public. Enfin, la notion de service public n’est pas forcément l’élément créateur de proximité, car si 29% pensent que TF1 incarne le service public, seulement 23% se sentent proches de la chaîne privée.
 
La perception de l’indépendance des médias reste clairement liée à l’appartenance politique. En effet, les 70% des personnes pensant que les médias sont aussi indépendants qu’avant l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, se disent à 83% de droite. A noter également, qu’il s’agit de personnes proches de TF1, ruraux et qui pensent (75%) que la télévision est mieux qu’avant. A l’inverse, les 22% pensant qu’elle est moins indépendante qu’avant l’élection présidentielle, se disent à 40% de gauche, se sentent proche d’Arte, pas satisfaits de la télévision et pensent qu’elle est moins bien qu’avant.
Il est intéressant de voir se dessiner un clivage entre les deux chaînes les plus proches des Français : TF1 et Arte. D’autant plus que les personnes pensant que la télévision est moins indépendante qu’avant en incombe (77%) la faute à TF1.
 
Pour conclure, il conviendrait d’analyser la hiérarchisation des médias et des équipements. A la question, « si demain, vous ne deviez garder, pendant 6 mois, qu’un seul média », les personnes interrogées répondent en premier l’accès Internet. En effet, ils sont 34% à le conserver en premier et 86% si ils devaient choisir un deuxième média. La télévision n’arrive qu’à la troisième position à 22%, le mobile occupant la deuxième place (27%).
Il semblerait que pour une majorité de Français, la télévision n’est pas leur média préféré et qu’il n’est pas le plus indispensable. Aussi, on ne saurait mieux qualifier les 3h32 quotidien passés devant la télévision que par la passivité.
 
 
 

 

Par Leila - Publié dans : Web
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Jeudi 18 octobre 2007 4 18 /10 /Oct /2007 21:12
images.jpg Je tiens à féliciter Libération qui en ce matin titrait sur la fameuse séparation ... alors que la totalité des quotidiens titrait sur la grève d'aujourd'hui et les régimes spéciaux. Scoop de la part de Libé ? non ! people, bassesse, manque de rigueur, de finesse, merdeux et franchement à coté de l'information.
Pardon ! je me calme. Jusqu'à 10h30 (annonce officielle de la séparation par voix de presse), ce matin je pensais qu'ils faisaient la grève de l'information. Non ! Au contraire ils croyaient la faire.
Et parallèlement, je tombe sur une information incroyable, original et pleine .... de questionnements
Depuis que je viens de lire un certain communiqué de l'AFP, j'ai comme les neuronnes qui s'agitent.
Voici un extrait de ce dernier :
"Un homme armé a braqué mercredi un tabac tabac-presse du 6e arrondissement de Lyon pour dérober des journaux. "Il n'a demandé ni argent, ni cartouche de cigarette, juste quelques journaux et quelques briquets a précisé la police lyonnaise. Le montant du préjudice est encours de calcul. L'homme qui agit à visage découvert, a pris la fuite avec son maigre butin"
Je n'ai bien sûr pas manqué de questionner mon entourage professionnel ou non sur les probables raisons de cet acte. Et bizarrement, mes interlocuteurs sont plus passionnés par ce sujet que par la probable attendue séparation de qui on sait :
Explication 1 de l'acte de l'individu : il travaille pour des chinois, privés d'information,  et il les vend au prix fort à ceux qui doivent se soumettre aux tests ADN.
Explication 2 de l'acte de l'individu : il envisage de construire une gigantesque sculpture de papier mâché destiné à être exposée lors de la biennale de l'art contemporain
Explication 3 de l'acte de l'individu : l'individu a eu tout a coup peur et a préféré demander le plus honorable.
Et votre explication ? ... car quelle qu'elle puisse être, elle suscite davantage de réflexion que la séparation de qui on sait !

 

Par Leila - Publié dans : Presse
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /Oct /2007 15:57
playboy-1.jpg Playboy entend se recentrer sur l'univers haut de gamme en proposant "des sujets Littérature (Frédéric Beigbeder), Arts, Automobile, Mode ainsi qu’une nouvelle à chaque numéro" (Presse News n°311, datée du 18 octobre). Michel Birnbaum, pdg de 1633 (société éditrice du magazine) ajoute avoir "fait le constat que l’offre éditoriale érotique est pléthorique pour créer cet électrochoc sur une marque très connue". Il se trouve surtout que les magazines masculins ne trouvent plus de lecteurs.
La récente étude OJD 2006-07 confirme cette tendance. En effet, au mieux les titres ont perdu 3,3% de diffusion en 3 ans, les pires doivent se confronter à une perte de 34%. Information intéressante, et pas des moindres, Play-Boy ne fait pas contrôler sa diffusion par OJD et reste un peu opaque sur ses performances. Toutefois, cette décision laisse penser que le magazine n'est pas épargner, d'où ce changement de cap et cette volonté de s'afficher comme un magazine, non plus de charme, mais masculin haut de gamme.
Jusqu'alors le terrain était occupé par Vogue Homme International qui enregistre une hausse de 1,2% de sa diffusion depuis 2003. Cette progression n'est pas eceptionnelle mais le titre parvient à se maintenir au dessus du seuil fatidique des 100 000 exemplaires vendus.
Les objectifs affichés par Michel Birnbaum sont extrêmement clairs tant il entend "bien occuper le terrain avant le lancement début 2008, sur le même segment, du GQ" à la française du Gentlemen's Quarterly, magazine du groupe de presse américain Condé Nast. L'idée étant surtout d'attirer et fidéliser au plus vite les annonceurs qui, sur ce segment, devaient se contenter des suppléments tels que ceux proposés par L'Equipe.
Rien n'indique si la playmate du mois devra, au coté de ses mensurations, nous informer sur son QI (Quotient Intentionnel)
Par Leila - Publié dans : Presse
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /Oct /2007 17:56
UNE-2007-10-15.jpg Je pense que comme moi beaucoup d'entre vous se sont rués vers leur kiosque pour acheter le fameux "Libération" nouvelle formule dont on nous parle depuis 6 mois. Les petits curieux (comme moi) avaient même très certainement déjà, plus ou moins, vu à quoi il pouvait ressembler. Hier déjà, au journal de 20h00 de TF1, notre Claire Chazal nationale nous le présentait en exclusivité.
Il n'y a, bien sûr, rien d'étonnant à ce que tout le monde, les agences médias particulièrement, se penchent sur le papier. La presse quotidienne ne va pas très bien et les récents résultats OJD nous indiquent que c'est la faute, non pas aux lecteurs (très acheteurs durant ce premier semestre avec les élections), mais aux annonceurs (cf. le CB News d'aujourd'hui).
Soit. Je n'irais pas polémiquer sur le sujet tant mon plaisir serait d’analyser cette "fameuse nouvelle formule".
Certains se sont risqués (cf I Médias) à le définir comme un quotidien-magazine. Je ne dirais pas cela.
Et pour le comprendre, je ferais référence à la l'allocution de Sébastien Danet (Vice-Président de ZenithOptimedia) lors de l'Observatoire de l'OJD 2007 et du contexte dans lequel il était intervenu. Lors de cette session, on ne présentait pas de chiffres extrêmement positif pour la presse. A part quelques familles (people notamment), le constat était là : la presse française va mal. La presse quotidienne nationale en tête !
De manière très intéressante, Didier Quillot a souhaité relever les aspects positifs, voir même prometteurs à venir pour le secteur ... si ce dernier souhaitait encore relever les défis qui l'incombait pour en profiter. Et pour ce faire, il a fait référence au cross-media (ou convergence, ou communication à 360° ... comme vous voulez), concept émergent et répétitif en cette période, mais lourd de sens pourtant.
La presse quotidienne nationale se dénigre et pourtant elle est extrêmement riche. Prenons Libération : l’identité du quotidien (ce qui n’est déjà pas mal), nous avons un site Internet (avec des vidéos et tout le tralala interactif), des suppléments week-end, des numéros spéciaux pour les évènements exceptionnels (le grenelle de l’environnement), le récent supplément Next (tendance), l’ancien supplément qui fait l’objet d’une page spéciale sur le Web (Ecrans). Ca c’est du pur cross-media !
Didier Quillot a alors rappelé, en bon directeur d’agence, la richesse de cette convergence, invitant les directions des titres à le mettre en avant. D’autant que le concept de cross-media a directement donné naissance au concept de marque de presse (la plus éloquente étant L’Equipe). « Vous êtes une marque et comme toute marque vous devez travailler votre stratégie, votre marketing ». Il n’a pas donné de solutions (ce n’est son objectif), il les a juste inviter à lui donner « envie d’acheter de l’espace publicitaire, non pas parce que c’est pratique, mais parce que comme moi vous surfez sur la modernité ! ».
Lors de cette intervention, j’avais à la fois été interloquée (merde quand même : un directeur d’agence qui dicte ses règles à la presse) mais surtout soufflée. Parce que N*** de D*** il avait raison !
Alors je ne sais pas d’où est venu l’idée à « Libé » de devenir si dynamique, mais de mon exercice en tant que chargée de la connaissance média, je n’ai jamais eu autant envie d’aller sur le Web qu’après ce matin après avoir lu mes quotidiens. Alors longue vie à Libération interactif !
Par Leila - Publié dans : Presse
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Dimanche 14 octobre 2007 7 14 /10 /Oct /2007 17:51
Comment ne pas mieux débuter ce blog qu'en l'honorant de très bon résultats ? Pas les miens bien sûr ! Mais plutôt ceux de TF1, hier soir.
TF1 diffusait hier la demi-finale de la Coupe du Monde de Rugby qui opposait la France à l'Angleterre. La rencontre a été suivie par une moyenne de 18 307 640 téléspectateurs, pour 67,4 % de part d'audience. Il s'agit de la 10e meilleure audience de la télévision française ou, du moins, 10e meilleure depuis que la Société Médiamétrie est en charge de la mesurer.
La première audience, détenue une fois encore par TF1, correspond à la diffusion de la demi-finale de la Coupe du Monde de Football organisée en 2006 en Allemagne. Elle opposait la France au Portugal. On a relevé plus de 22,2 millions de téléspectateurs pour une part d'audience de 76,7% !
Hier, TF1 a fait 0,1 millions de téléspectateurs de moins mais à vrai dire on s'en fout puisque la totalité des 10 meilleures audiences françaises sont obtenues par des programmes diffusés par TF1.
De là me viennent deux réflexions.
Nous savons que si les chaînes de télévision mesurent ainsi leurs audiences, c'est pour mieux justifier leurs tarifs publicitaires. Hier le spot de 30 secondes coûtait, en moyenne, 150 000 euros. Si la France était arrivée en Finale, il aurait été de 250 000 euros. Ces tarifs ne sont pas bien éloignés de ceux que TF1 avait proposé en 2006 avec la Coupe du Monde de football. Seule différence (et pas des moindres), la France n'est cette fois pas en finale.
Mais c'est pas grave ! Parce qu'il est déjà bien exceptionnel que la chaîne ait pu ainsi réunir autant de téléspectateurs pour un sport dont personne ne comprend les règles. C'est comme si Bloomberg Télévision réunissait 10 millions de personnes sur les cotations boursières ! Je n'ai rien contre le rugby ... bien que fan de football. Je trouve cela jolie et j'avoue même que l'aspect opaque de la discipline m'émerveille. Généralement silencieuse devant un Bordeaux/OL (mon activité bucale se résumant à boire de la bière et à crier "Allez" histoire de rappeler qu'il existe des supporters lyonnais), hier je n'ai cessé de jacasser ... bah oui parce que je ne comprenais rien à ce qui passait.
De là me vient cette première réflexion : si on passe notre temps à discuter devant un programme télévisé, comment peut on être réceptif à ce qui se passe sur l'écran, et plus particulièrement durant les écrans publicitaires ?
Je m'explique : passant mon temps à poser des questions sur la discipline, voir même des fois (je l'avoue) à me laisser aller à discutailler de choses et d'autres avec les convives, je n'ai à cette heure strictement aucun souvenir des spots publicitaires d'hier. Pourtant ce ne devrait pas être compliqué. S'agissant d'un sport masculin, de cible CSP et vu le montant du tarif il devait y avoir du parfum ou une voiture ou un truc de ce style. Non ? ..... bah je n'en sais rien. Ca m'a tellement tracassé que j'ai appelé mon hôte de la soirée pour lui demander si il s'en souvenait (33 ans, professeur, parisien ... la cible de TF1 hier) et bien lui non plus n'était pas en mesure de me citer une seule marque ayant diffusé une publicité.
Ce phénomène m'interpelle d’autant que TF1 a tout fait pour que Médiamétrie puisse mesurer l'audience réelle de la demi-finale. Et là j'en viens à ma deuxième réflexion.
En effet, TF1 a interdit aux villes de diffuser sur grand écran le programme (sauf 42, pour leur nombre d'habitants). Pourquoi ? parce que Médiamétrie n'installe pas des boîtiers audimat sur les grands écrans !
Imaginer la place de l'hôtel de ville avec les téléspectateurs qui actionnent leur boîtier pour dire qu'ils sont bien là devant TF1 ! Vous l'aurez compris c'est pas possible. Pourtant le problème n’est pas nouveau. Depuis 1998 (au moins) et la Coupe du monde de football, les villes aiment bien installer des écrans géants. Ca fait plaisir à tout le monde, c'est générateur de lien social, ça fait fonctionner le commerce et particulièrement les cafetiers ..... enfin bref, on adddoooooorrrrre ! .... surtout quand il fait beau .... comme hier.
Seul problème : cette audience n'est pas calculée. Pas plus que celle des cafés qui diffusent (en toute légalité parce qu'ils paient des droits) les rencontres sportives de cette ampleur.
Jusqu'ici, personne n'a rien dit. Sauf qu'en 2006, le phénomène a explosé à la figure de TF1 !
Lorsqu'on analyse les 10 meilleures audience de la télévision française, on constate que l'audience de la demi-finale de football 2006 dépasse celle de la finale (?!) Il serait complètement débile de dire qu'après tout çà (vous savez le Brésil qui se prend une claque, le Portugal très méchant qui se fait punir) les téléspectateurs se soient moins intéressés à la finale. On s'en doute, les téléspectateurs étaient chez des amis (cette audience est calculée), sinon dans les cafés (pas calculée) et sinon devant les écrans géants (pas calculée). Pour mémoire, c'était le 9 juillet, il faisait très beau et très chaud ... et franchement dans ces cas là, on ne reste pas enfermé pour regarder un truc aussi sympathique.
Solution ?
Je n’en vois qu’une : que TF1 rediffuse le programme le lendemain matin …. avec les mêmes publicités !
 
PS : celui qui est capable de me citer une seule publicité diffusée hier a toute ma reconnaissance
 
 

Par Leila - Publié dans : Télévision
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